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Photo et réglementation ce que la DGAC regarde en cas de contrôle

By Drone Actu

L’usage des drones augmente régulièrement pour la photo, le loisir et les missions professionnelles. La réglementation européenne et nationale encadre désormais chaque vol et contrôle effectué par la DGAC.

Se préparer réduit le risque d’amende et protège la sécurité aérienne lors des opérations photographiques. Commençons par une synthèse claire des éléments essentiels à garder sous la main pour un contrôle.

A retenir :

  • Preuve d’immatriculation, certificat du télépilote, documents d’assurance à portée
  • Respect hauteur maximale 120 m, vol en VLOS, pas de survol de foules
  • Autorisation DSAC pour survol d’infrastructures, analyse de risques documentée
  • Conservation des données personnelles, respect de la vie privée, preuves archivées

Documents et preuves vérifiés par la DGAC pour la photo aérienne

Ces éléments de synthèse orientent le contrôle documentaire mené par les agents sur le terrain. Les documents demandés varient selon la mission, le poids et la catégorie du drone.

Les agents vérifient en priorité l’immatriculation et les certificats du télépilote lors d’un contrôle de photo aérienne. Ils recherchent aussi le manual d’exploitation et les preuves d’assurance pour la mission.

Principaux documents contrôlés :

  • Preuve d’immatriculation du drone
  • Certificat théorique CATT du télépilote
  • Contrat d’assurance couvrant l’activité
  • Manuel d’exploitation et procédures de sécurité
  • Preuves d’autorisation DSAC si nécessaire
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Document Quand demandé Remarque
Immatriculation Drones ≥ 250 g Obligatoire, à présenter sur demande
Certificat CATT Opérations professionnelles Théorique requis pour télépilotes
Assurance Activité rémunérée Responsabilité civile exigée
Manuel d’exploitation (Manex) Opérations spécifiques Procédures opérationnelles attendues
Remote ID / balise Drones > 800 g Identification électronique souvent requise

Immatriculation et certification pilote contrôlées par la DGAC

En pratique, l’immatriculation est l’élément le plus rapidement exigé par l’agent lors d’un contrôle. La page AlphaTango ou l’attestation imprimée facilite la vérification sur le terrain.

Un télépilote expérimenté relate souvent que la version numérique suffit pour répondre aux agents rapidement. Cette simplicité réduit le temps de l’inspection et clarifie les responsabilités.

« J’ai présenté mon attestation AlphaTango et l’agent a validé mon immatriculation en quelques minutes. »

Lucas P.

Assurance et manuel d’exploitation pour les missions photo

Pour les missions photo rémunérées, les agents vérifient l’assurance et le Manex pour s’assurer des mitigations. Les preuves peuvent être fournies en version électronique lors des inspections sur site.

Selon EASA, les preuves d’assurance et les procédures opérationnelles doivent être cohérentes avec l’analyse de risque de l’opération. Cette cohérence facilite l’obtention d’une autorisation ciblée lorsque nécessaire.

Ces vérifications documentaires conduisent naturellement au contrôle de l’équipement et des zones de vol. L’étape suivante consiste à vérifier la conformité technique et les restrictions locales.

Équipements techniques et zones de vol contrôlés par la DGAC

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Après la vérification documentaire, l’attention se porte sur l’équipement et les zones de vol examinées par les agents. Les contrôles visent la conformité technique et le respect des restrictions locales pour la sécurité aérienne.

Selon DGAC, l’identification de la classe du drone et le contrôle des limites de vol sont des étapes fréquentes. L’absence de conformité peut justifier l’arrêt immédiat d’un vol.

Points techniques contrôlés :

  • Classe du drone indiquée et conforme
  • Poids réel et plaque signalétique vérifiés
  • Présence de Remote ID si applicable
  • Batteries et sécurité électrique conformes

Conformité technique des drones (classes C0 à C4)

Sur le terrain, l’identification de la classe C0 à C4 guide l’agent pour la conformité technique de l’appareil. La règlementation européenne (UE 2019/945) fixe des exigences techniques selon la classe du matériel.

Selon Commission européenne, les fabricants doivent préciser la classe sur l’appareil ou la documentation fournie. Un contrôle rapide permet d’identifier un modèle non conforme et d’interrompre l’opération.

« Lors d’un vol d’inspection j’ai dû immobiliser l’appareil pour absence de Remote ID signalé par l’agent. »

Élise M.

Zones de vol et restrictions locales consultées par les agents

Les agents consultent les cartes et bases de données pour vérifier les zones interdites et les restrictions temporaires. Geoportail drones, aéroports et installations sensibles figurent parmi les sources vérifiées sur place.

Zone Exemple Règle
Aéroport Périmètre d’approche Interdiction de vol sans autorisation spécifique
Centrale nucléaire Site sensible Survol strictement interdit
Zone urbaine Rassemblements publics Pas de survol de foules
Base militaire Zone restreinte Interdiction sauf autorisation défense

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Selon DGAC, la consultation préalable des cartes évite les infractions et protège les personnes au sol. Ces vérifications amènent à examiner ensuite les autorisations et les conséquences juridiques en cas d’infraction.

Autorisation, sanctions et protection des données lors des contrôles DGAC

Conséquence logique des vérifications techniques et zonales, l’agent évalue aussi les autorisations et la protection des données personnelles. La question du respect de la vie privée intervient particulièrement lors d’opérations photographiques urbaines.

Sur le plan administratif, l’autorisation DSAC conditionne souvent le survol d’infrastructures ou les opérations en zone urbaine. Selon DGAC, la demande doit s’appuyer sur une analyse de risque et des procédures opérationnelles.

Autorisation et preuves :

  • Formulaire DSAC complété et analysé
  • Analyse SORA ou équivalente documentée
  • Modalités de mitigation clairement établies
  • Preuves de formation et qualification du pilote

Procédures à présenter et cas pratiques d’autorisation

Sur le plan administratif, l’agent vérifie la conformité de la demande DSAC et des pièces jointes avant de valider le vol. La documentation doit montrer comment la sécurité aérienne et la vie privée sont protégées.

Un organisateur local témoigne parfois de la nécessité d’une demande claire pour obtenir l’autorisation. « Le responsable municipal a confirmé que l’autorisation DSAC était demandée pour cet événement. »

« Le responsable municipal a confirmé que l’autorisation DSAC était demandée pour cet événement. »

Marion D.

Sanctions possibles et gestion des données personnelles

Enfin, les manquements documentés entraînent des sanctions administratives ou pénales et soumettent l’opérateur à des procédures. La conservation des images et métadonnées exige des mesures pour protéger les données personnelles selon la réglementation.

Mesures de protection :

  • Anonymisation des visages et véhicules lors des traitements
  • Durée de conservation limitée et justifiée
  • Accès restreint aux données de vol
  • Journalisation et traçabilité des traitements

« La priorité doit rester la sécurité aérienne, sans négliger le respect de la vie privée des personnes photographiées. »

Antoine R.

Ces précautions permettent de concilier usages photographiques et obligations légales pour la sécurité aérienne. Vérifier les autorisations et protéger les données est la meilleure assurance contre les sanctions.

Source : Commission européenne, « Règlement (UE) 2019/947 », EUR-Lex, 2019 ; Commission européenne, « Règlement (UE) 2019/945 », EUR-Lex, 2019 ; Direction générale de l’aviation civile, « Drones : réglementation et bonnes pratiques », dgac.fr, 2020.

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