Fin novembre 2025, la base militaire interarmées de Creil, dans l’Oise, a été confrontée à une série de survols nocturnes de drones, déclenchant un dispositif de sécurité exceptionnel. Dans la nuit du 26 novembre, puis possiblement les 28 et 30 novembre malgré le brouillard, plusieurs appareils ont été détectés dans le ciel d’un site stratégique abritant la Direction du renseignement militaire et d’autres unités sensibles.
Ces incursions ont suscité de profondes interrogations au sein des forces armées françaises, renforcées par l’incapacité des équipes déployées à neutraliser les drones malgré des tirs répétés.
À retenir :
- Plusieurs drones ont survolé la base militaire de Creil fin novembre 2025.
- Les militaires ont ouvert le feu mais n’ont abattu aucun appareil.
- Une enquête est ouverte pour déterminer l’origine des survols.
Des survols répétés au-dessus d’un site hautement stratégique
Les premières observations rapportent qu’un drone survole illégalement la zone militaire dans la nuit du 26 novembre, avant que d’autres appareils ne soient détectés dans des conditions météorologiques difficiles. Jusqu’à six drones à voilure tournante auraient évolué simultanément dans un périmètre pourtant strictement protégé. Ces modèles, équipés d’hélices et probablement destinés à la surveillance ou au repérage, ont pu manœuvrer avec précision sans qu’aucun signal de commande ne soit identifié immédiatement.
La proximité de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle ajoute une complexité importante à l’identification. Les militaires doivent distinguer les drones suspects du trafic aérien civil dense, ce qui complique la réponse en temps réel. L’incident de Creil s’ajoute à d’autres observations observées récemment près de sites stratégiques français, laissant craindre une recrudescence coordonnée de survols non autorisés.
| Observations datées | Nombre de drones | Conditions météo | Résultat des interventions |
|---|---|---|---|
| 26 novembre | 4 à 6 drones | Nuit claire | Aucun appareil neutralisé |
| 28 novembre | 1 drone suspect | Brouillard | Identification difficile |
| 30 novembre | 1 à 2 drones | Brouillard dense | Aucune interception |
“Les drones observés semblent suivre une logique, une méthode. Rien n’est laissé au hasard dans leurs trajectoires.”
Claude O.
Une réaction militaire immédiate mais infructueuse
Les militaires de protection ont réagi dès les premiers signaux. Armés de fusils calibre 12, dont la portée est limitée, puis potentiellement de HK416, ils ont ouvert le feu à plusieurs reprises sans réussir à toucher un seul appareil. La difficulté provient notamment du faible éclairage, des mouvements rapides des drones et de l’altitude à laquelle ils évoluent.
Un hélicoptère anti-drones a également été dépêché, mais les appareils avaient disparu avant son arrivée. Les équipes ont ensuite mis en place un dispositif de surveillance renforcé, regroupant radars, patrouilles et moyens d’écoute électronique. Malgré cette mobilisation, aucun drone n’a été retrouvé et aucune revendication n’a été formulée.
| Moyens déployés | Objectif | Résultat |
|---|---|---|
| Fusils calibre 12 | Neutralisation immédiate | Échec |
| HK416 | Tir longue portée | Aucun impact |
| Hélicoptère anti-drones | Poursuite aérienne | Drones introuvables |
| Surveillance radar | Détection renforcée | Aucune trace récupérée |
“Ces survols montrent qu’un adversaire potentiel connaît nos protocoles et sait exploiter nos angles morts.”
James D.
Les hypothèses envisagées par les enquêteurs
Avant d’aborder les mesures envisagées par les autorités françaises, trois grandes pistes se dessinent pour tenter d’expliquer ces incursions. Chacune repose sur des éléments d’analyse issus d’incidents précédents et de l’évolution récente du contexte sécuritaire international.
Une opération de repérage ciblée
Les drones pourraient avoir été utilisés pour cartographier les zones sensibles, tester la vigilance militaire ou identifier les installations critiques de la base. Ce type de préparation est typiquement observé dans les opérations de renseignement.
Une action opportuniste ou civile mal maîtrisée
Bien que peu probable dans un site aussi protégé, l’hypothèse d’utilisateurs non avertis n’est pas totalement écartée. Toutefois, la présence simultanée de plusieurs drones rend cette piste fragile.
Un phénomène inscrit dans un contexte international tendu
Les survols de Creil surviennent après des incidents similaires à l’Île Longue, où cinq drones avaient été visés par des tirs de fusiliers-marins quelques jours plus tard. La répétition de ces événements soulève la question de manœuvres coordonnées ou d’une stratégie visant à tester plusieurs sites français simultanément.
Avant d’étendre les conclusions, plusieurs points clés émergent des premières analyses :
- Multiplication des incidents dans des lieux sensibles.
- Possibilité d’une stratégie coordonnée autour de sites militaires.
- Difficulté croissante à identifier les opérateurs de drones.
- Impact sur la doctrine de sécurité aérienne déjà en évolution.
“Nous entrons dans une phase où la défense doit anticiper des engins silencieux, rapides et presque invisibles.”
Junior A.
Une inquiétude qui dépasse les frontières françaises
Les autorités françaises considèrent que ces incursions pourraient être liées aux survols suspects en Europe, déjà observés en Belgique, en Allemagne ou encore aux Pays-Bas. Cette perspective ouvre la voie à une réflexion plus large sur les appareils autonomes et leur utilisation potentielle dans des opérations hybrides. Dans ce contexte, la base de Creil apparaît comme une cible symbolique, en raison de son rôle dans la collecte et l’analyse du renseignement.
Une coopération renforcée entre pays européens pourrait devenir indispensable pour mutualiser les informations, perfectionner les technologies de détection et harmoniser les protocoles d’intervention. Les survols de drones, autrefois perçus comme des incidents isolés, tendent désormais à s’inscrire dans un schéma plus large, révélant des fragilités communes aux nations européennes.
Les prochains mois seront déterminants pour comprendre l’origine des drones de Creil et mesurer l’ampleur réelle de la menace. Cette affaire pourrait devenir un exemple majeur de modernisation nécessaire des dispositifs de défense, mais aussi d’adaptation stratégique face à des technologies accessibles et potentiellement dangereuses.
La multiplication des incidents montre que les forces armées devront conjuguer innovations technologiques, vigilance humaine et coopération internationale pour anticiper et contrer ces incursions.
Pensez-vous que les armées européennes doivent accélérer leur adaptation face aux drones ? Partagez votre avis et participez au débat sur la sécurité aérienne.