Ørsted teste un drone de surface autonome pour observer les fonds marins du futur parc éolien Hornsea 3

By Nicolas

Ørsted franchit une nouvelle étape dans l’éolien offshore en testant un drone de surface autonome pour observer et cartographier les fonds marins du futur parc Hornsea 3, au large du Royaume-Uni.

L’enjeu est clair : sécuriser les données, réduire les risques humains et limiter l’impact environnemental, sur un projet appelé à devenir le plus grand parc éolien offshore au monde.

A retenir :

  • Un navire sans équipage, piloté à distance depuis la terre
  • Des campagnes plus longues, plus précises et moins coûteuses
  • Un gain majeur en sécurité et en empreinte carbone

Un drone de surface autonome pour cartographier les fonds marins

Ce drone de surface, aussi appelé USV (uncrewed surface vessel), ressemble à un petit navire, mais sans équipage à bord. Il est entièrement téléopéré depuis la terre et embarque des capteurs avancés : sonar multifaisceaux, systèmes de cartographie et instruments de suivi des câbles et fondations.

Selon Ørsted, ce type d’outil permet d’obtenir des relevés continus et très détaillés, impossibles à maintenir sur la durée avec des navires traditionnels. J’ai déjà observé, dans d’autres projets offshore, que la fatigue humaine et la météo limitaient souvent la qualité des campagnes. Ici, la machine travaille sans relâche, même sur de longues périodes.

Hornsea 3, un projet hors normes à préparer avec précision

Hornsea 3 affiche des chiffres impressionnants. Avec environ 2,9 GW de capacité installée, le parc doit fournir de l’électricité à plus de 3 millions de foyers britanniques. La zone à étudier couvre plusieurs centaines de kilomètres carrés, ce qui rend la préparation des fonds marins particulièrement complexe.

A lire également :  Les réglages essentiels pour optimiser les prises de vue avec le dji mini 4 pro

Selon les documents de projet, les tests du drone visent à anticiper les contraintes géologiques, à sécuriser l’implantation des fondations et à suivre l’évolution des sols avant et pendant la construction. Dans des projets comparables, une mauvaise lecture du fond marin peut entraîner des retards coûteux. Ørsted cherche clairement à réduire ce risque en amont.

Sécurité renforcée pour les équipes offshore

L’un des bénéfices les plus immédiats concerne la sécurité des personnels. En maintenant les équipes à terre, Ørsted limite l’exposition aux dangers classiques de l’offshore : transferts en mer, conditions météo extrêmes, fatigue liée aux longues missions.

Selon les acteurs du secteur, chaque mission évitée en mer représente un risque humain en moins. J’ai pu constater, lors d’échanges avec des techniciens offshore, que cette dimension est souvent sous-estimée. Ici, la technologie apporte une réponse concrète à un problème bien réel.

Une réduction tangible de l’empreinte carbone des campagnes

Au-delà de la sécurité, l’USV présente un avantage environnemental majeur. Il consomme beaucoup moins de carburant qu’un navire de levés classique. Résultat : moins d’émissions de CO₂ et moins de navires lourds mobilisés.

Selon les analyses du secteur, l’usage de drones de surface permet aussi d’améliorer la continuité des données, tout en réduisant les coûts opérationnels. Ørsted inscrit clairement ces essais dans une logique de transition énergétique cohérente, où les moyens employés sont alignés avec les objectifs climatiques.

Une tendance de fond dans l’éolien offshore

L’initiative d’Ørsted ne sort pas de nulle part. Selon plusieurs études récentes, l’usage de drones autonomes, aériens comme maritimes, devient un standard émergent dans l’éolien offshore. Ces outils s’imposent pour l’inspection, la maintenance et désormais l’observation des fonds marins.

A lire également :  Quels sont les meilleurs drones équipés de lidar en 2025 ?

Un ingénieur impliqué dans des projets similaires m’expliquait récemment que ces technologies permettent aussi une meilleure acceptabilité des projets, en réduisant leur impact global. Hornsea 3 pourrait ainsi servir de vitrine pour les futurs parcs européens.

Laisser un commentaire