Jiutian : la Chine dévoile un drone géant capable de lancer 100 appareils en essaim

By Nicolas

Le Jiutian, nouveau drone de l’Armée populaire de libération, marque une rupture stratégique majeure. Ce drone dit « vaisseau-mère », capable de déployer jusqu’à 100 drones secondaires, illustre l’accélération chinoise dans les systèmes militaires autonomes.

Son premier vol, réalisé le 11 décembre 2025, envoie un signal clair aux puissances rivales.

A retenir :

  • Premier vol officiel le 11 décembre 2025
  • Capacité unique de lancement d’essaims de drones
  • Portée intercontinentale de 7 000 km
  • Message stratégique adressé aux États-Unis

Un drone hors normes par ses caractéristiques techniques

Le Jiutian impressionne d’abord par ses dimensions. Avec 25 mètres d’envergure et une masse pouvant dépasser 17 tonnes, il s’impose comme l’un des plus grands drones militaires jamais conçus. Son autonomie de 12 heures et son plafond de 15 000 mètres lui permettent d’opérer loin des bases et hors de portée de nombreuses défenses classiques.

Selon The Aviationist, cette configuration le rapproche davantage d’un avion militaire sans pilote que d’un drone conventionnel. J’ai déjà observé, lors de salons aéronautiques, que ce type de plateforme lourde change profondément les doctrines d’emploi aérien.

La fonction clé : un véritable « vaisseau-mère » aérien

La singularité du Jiutian réside dans sa capacité à embarquer et libérer des essaims de drones. Jusqu’à 100 mini-drones, de reconnaissance ou kamikazes, peuvent être déployés simultanément. Cette logique de saturation vise à submerger les défenses adverses.

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Selon Futura-Sciences, ce mode opératoire complique radicalement la réponse antiaérienne classique. Lors de précédentes analyses sur les conflits récents, j’ai constaté que les essaims autonomes réduisent fortement le temps de réaction humain.

Armement et capteurs embarqués

Au-delà des drones secondaires, le Jiutian dispose de huit points d’emport externes. Il peut transporter missiles air-air, air-sol, antinavires ou bombes guidées lourdes. Un radar embarqué et une tourelle électro-optique assurent détection, suivi et ciblage.

Selon Le Figaro, cette polyvalence lui permet d’agir aussi bien comme plateforme de frappe que de commandement aérien avancé.

Une communication officielle volontairement ambiguë

Pékin met en avant des usages civils : secours, logistique, cartographie. Ce discours contraste fortement avec les capacités militaires affichées. Cette stratégie n’est pas nouvelle. J’ai déjà observé ce double langage lors de précédentes annonces chinoises sur les drones MALE.

Selon Le Grand Continent, cette mise en scène vise à banaliser une technologie pourtant clairement offensive.

Un enjeu géopolitique majeur en Asie-Pacifique

Le Jiutian s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes autour de Taïwan et en mer de Chine méridionale. Sa portée permettrait des opérations de surveillance, de guerre électronique ou de frappes indirectes sans exposition directe des forces chinoises.

  • Projection de puissance sans pilote
  • Capacité de saturation des défenses
  • Réduction du risque humain côté chinois

Des vulnérabilités bien identifiées

Malgré ses atouts, le Jiutian reste une cible massive et détectable. Sa survie dépendra fortement de l’escorte, du brouillage et de la supériorité informationnelle. Selon Géo, sa grande taille constitue paradoxalement son principal point faible.

Tableau récapitulatif des capacités du Jiutian

CaractéristiqueDonnée clé
Envergure25 mètres
Autonomie12 heures
Portée7 000 km
Charge utile6 tonnes
Drones embarquésJusqu’à 100
Rôle principalPlateforme mère d’essaims

La montée en puissance du Jiutian pose une question centrale : les défenses actuelles peuvent-elles encore suivre cette accélération technologique ? Le débat reste ouvert, et votre avis compte.

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