En novembre 2025, Tekever a franchi un cap décisif. Son drone AR3 EVO a réussi ses premiers essais en mer avec la Marine nationale. Les tests ont été conduits depuis le porte-hélicoptères amphibie Dixmude.
Cette réussite confirme l’intérêt croissant des forces navales pour les systèmes aériens sans pilote embarqués.
A retenir :
- Essais en mer validés depuis un PHA de la Marine nationale
- Capacité VTOL confirmée sur une surface réduite et mobile
- Nouvelle brique de surveillance maritime à faible empreinte logistique
Des essais en conditions réelles à bord du Dixmude
Les démonstrations ont eu lieu dans un environnement exigeant. Le Dixmude impose des contraintes fortes. Le roulis, l’espace limité et la coordination avec l’équipage testent la maturité des systèmes. Le “ship-check” a été concluant, validant décollage, mission ISR et appontage sécurisé.
Selon Aerobuzz, ces essais confirment la compatibilité physique et opérationnelle du drone avec un bâtiment de projection et de commandement. Selon les observateurs, cette capacité est décisive pour une intégration future à bord d’autres navires.
AR3 EVO : un drone pensé pour la mer
L’AR3 EVO est une évolution directe de la famille AR3. Il a été optimisé pour les environnements navals. Sa capacité VTOL permet de s’affranchir de catapultes lourdes. C’est un avantage opérationnel évident.
| Caractéristique | Données clés |
|---|---|
| Type | Drone tactique léger à voilure fixe VTOL |
| Zone nécessaire | 5 x 5 mètres |
| Endurance | 8 à 16 heures |
| Rayon d’action | Jusqu’à 100 km (SATCOM possible) |
| Charge utile | Environ 4 kg |
| Missions | ISR, SAR, surveillance maritime |
Pourquoi la Marine nationale s’y intéresse ?
La Marine nationale cherche à voir au-delà de l’horizon radar. Les hélicoptères sont précieux mais coûteux. Les drones comblent cet espace intermédiaire. L’AR3 EVO permet une surveillance prolongée, sans immobiliser des moyens lourds.
Un officier de marine confiait récemment que ce type de drone libère du temps opérationnel. C’est un retour de terrain que j’ai entendu à plusieurs reprises lors d’exercices interarmées.
- Surveillance des approches maritimes
- Détection précoce de menaces
- Appui aux opérations de recherche et sauvetage
Un contexte industriel et stratégique favorable
Tekever ne se contente pas d’essais. L’entreprise renforce son ancrage en France, avec un projet d’usine dans le Lot. Ce choix industriel pèse dans les décisions d’acquisition. Il s’inscrit dans la logique de la base industrielle et technologique de défense.
Selon Capital, cette implantation vise à répondre à la demande civile et militaire. Selon plusieurs sources européennes, l’expérience acquise en Ukraine et via l’EMSA crédibilise fortement la solution.
« On gagne en allonge sans complexifier la manœuvre du bord. »
Un marin présent lors des essais
Une capacité complémentaire, pas concurrente
Le drone AR3 EVO ne remplace pas l’hélicoptère. Il le complète intelligemment. Il assure la veille longue durée. L’équipage humain intervient quand la situation l’exige. Cette logique de coopération homme-machine s’impose progressivement.
Selon les analyses sectorielles, ces essais ouvrent la voie à une généralisation des drones embarqués sur les bâtiments français. Le débat portera désormais sur le rythme d’intégration et le volume d’équipement.
Votre regard compte. Pensez-vous que les drones embarqués deviendront indispensables sur tous les navires militaires ? Exprimez votre avis en commentaire.