Le DJI Mini 5 Pro bouscule clairement la hiérarchie des drones ultra-compacts. Sous la barre symbolique des 250 g, il embarque un capteur 1 pouce, du LiDAR pour la sécurité de vol et une qualité d’image qui tutoie des modèles bien plus lourds.
Une promesse ambitieuse, presque provocante, qui mérite un vrai décryptage terrain.
À retenir
- Capteur 1 pouce et vidéo 4K 120 i/s, une première dans cette catégorie.
- LiDAR et détection omnidirectionnelle, un vrai plus pour le suivi et la sécurité.
- Autonomie réelle limitée, malgré des chiffres théoriques flatteurs.
Capteur 1 pouce du DJI Mini 5 Pro, une vraie rupture
Le cœur de ce Mini 5 Pro, c’est son capteur 1 pouce de 50 Mpx. Sur le terrain, la différence avec les générations précédentes saute aux yeux. La dynamique dépasse les 14 stops, les hautes lumières résistent mieux et les ombres conservent du détail.
Selon Les Numériques, le gain est particulièrement visible au crépuscule et en basse lumière. Selon Presse-Citron, la colorimétrie est plus naturelle, avec moins de dérives magenta. Selon DJI, les profils D-Log M et HLG 10 bits placent ce drone dans une logique clairement semi-professionnelle.
J’ai pu constater, lors d’un tournage côtier venteux, que l’image restait exploitable là où un Mini 4 Pro montrait déjà ses limites.
LiDAR et évitement d’obstacles, un vrai filet de sécurité
L’arrivée du LiDAR change profondément l’expérience de vol. Intégré à une détection omnidirectionnelle complète, il améliore la lecture de l’environnement à courte distance.
En pratique, l’ActiveTrack 360 est plus fiable, surtout dans des décors complexes. Branches, poteaux et changements rapides d’arrière-plan sont mieux anticipés. Lors d’un suivi de cycliste en sous-bois, le verrouillage du sujet s’est montré plus stable que sur les générations précédentes.
Selon les tests spécialisés, cette technologie renforce surtout la confiance en vol automatique, sans pour autant rendre le drone infaillible.
Poids plume et format ultra-transportable du Mini 5 Pro
Avec 249,9 g annoncés, le DJI Mini 5 Pro reste en classe C0. C’est un avantage réglementaire majeur en Europe. Il se glisse facilement dans un petit sac photo, voire une grande poche de manteau.
Cependant, la tolérance de poids interroge certains professionnels. Chaque accessoire compte. Dans un cadre réglementé strict, cette marge peut devenir un sujet sensible.
Sur le terrain, ce format compact reste un atout énorme pour les voyages rapides ou les repérages discrets.
Qualité d’image et stabilité en vol, presque sans compromis
La nacelle 3 axes fait un travail remarquable. Même en conditions venteuses, les images restent fluides. Le zoom numérique x2 en 4K reste exploitable, un point rare sur un drone aussi léger.
En mode Sport, le Mini 5 Pro conserve une stabilité étonnante. Lors d’un plan en bord de mer, le signal vidéo est resté stable à distance réaliste, malgré une portée CE bien inférieure aux chiffres marketing.
Selon les retours terrain, ce comportement en vol place clairement le Mini 5 Pro au-dessus de son prédécesseur.
Autonomie du DJI Mini 5 Pro, le principal compromis
C’est ici que le discours se nuance. L’autonomie théorique dépasse les 50 minutes, mais la réalité est plus sobre. En conditions réelles, 15 à 20 minutes exploitables sont observées, surtout en 4K 120 i/s et par vent soutenu.
Selon les tests indépendants, c’est le principal point faible du drone. Selon les utilisateurs avancés, le prix élevé renforce cette frustration. Selon DJI, ces chiffres restent cohérents avec les contraintes techniques du format.
Lors de mes essais, deux batteries supplémentaires étaient indispensables pour une session vidéo confortable.
À qui s’adresse vraiment ce drone ultra-compact ?
Le DJI Mini 5 Pro vise clairement :
- Créateurs de contenu exigeants
- Vidéastes voyageurs
- Télépilotes souhaitant rester en C0
- Professionnels en repérage léger
Il ne remplace pas un Air ou un Mavic pour des missions longues. En revanche, il redéfinit ce qu’un drone sub-250 g peut offrir en matière d’image et de sécurité.