Fury ALM : le drone militaire français conçu en un an qui file à 700 km/h, trois fois plus rapide que ses rivaux

By Drone Actu

Aller vite, très vite, pour stopper une menace qui ne laisse aucun répit. C’est le pari relevé par le Fury ALM, un drone intercepteur français développé en moins d’un an.

Pensé pour neutraliser des drones suicides de type Shahed ou leurs équivalents russes, il affiche des performances inédites en Europe et bouscule les codes d’un secteur dominé par les grands groupes.

À retenir :

  • 700 km/h en pointe, soit environ trois fois la vitesse des drones concurrents.
  • Conçu en moins d’un an par une PME française, sans subventions publiques.
  • Aucun équivalent européen à ce stade ; seuls des programmes américains s’en rapprochent.

Une réponse directe à la menace des drones suicides

Le conflit en Ukraine a mis en lumière une réalité brutale : les drones bon marché, produits en masse, saturent les défenses classiques. Le Fury ALM a été imaginé pour répondre précisément à ce défi. Sa mission n’est pas la surveillance ni la frappe longue distance, mais l’interception rapide, presque chirurgicale, de cibles aériennes lentes mais nombreuses.

Selon TF1 Info, l’idée est de combiner l’agilité d’un drone et la vitesse d’un missile léger, tout en conservant des coûts et une flexibilité compatibles avec une production industrielle.

Des performances hors norme grâce au micro-réacteur

Le cœur du Fury ALM, c’est son microréacteur à kérosène, capable d’emmener l’appareil à 700 km/h et d’encaisser jusqu’à 20 G d’accélération. Un chiffre impressionnant pour un drone de 1,1 mètre de long, avec une envergure proche d’un mètre.

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Il embarque une charge militaire de 2 kg et affiche une portée initiale de 100 km, extensible à 300 km selon les configurations. D’après Futura-Sciences, l’équipe vise déjà une prochaine étape : atteindre les 1 000 km/h, afin d’élargir encore le spectre des menaces interceptables.

Une prouesse industrielle signée ALM Méca

Ce qui frappe le plus, au-delà des chiffres, c’est le contexte de développement. Le Fury ALM a été conçu par 13 salariés, spécialistes de l’usinage de précision, au sein de ALM Méca, une PME alsacienne. Aucun soutien de la DGA, aucune subvention publique, et aucun grand industriel dans la boucle.

Selon Valeurs actuelles, l’entreprise fabrique elle-même ses microturbines, un savoir-faire rare qui explique la rapidité du développement. En moins d’un an, le concept est passé du dessin à des essais concrets, un délai quasi inédit dans l’industrie de défense européenne.

Essais à l’étranger et premiers résultats concrets

Faute de soutien local, la R&D et les essais se poursuivent hors de France. Un premier débouché opérationnel existe déjà via le drone Black Bird de Alta Ares, crédité d’un taux d’interception de 70 % contre des drones de type Shahed.

Ces résultats, relayés sur Instagram et par plusieurs médias spécialisés, montrent que le concept n’est pas seulement prometteur sur le papier. Il fonctionne dans des scénarios proches du combat réel.

Un signal fort pour la souveraineté européenne

L’absence d’équivalent européen est révélatrice. À ce jour, seul un programme américain comparable existe. Le Fury ALM met en lumière un paradoxe : l’innovation peut venir de structures légères et agiles, mais l’industrialisation et l’intégration dans les systèmes de commandement militaires restent un mur difficile à franchir sans appui institutionnel.

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Selon Futura-Sciences, l’objectif d’ALM Méca est clair : passer à l’échelle, connecter le drone aux chaînes de commandement, et offrir aux armées une solution européenne crédible face à la prolifération des drones suicides.

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