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La Chine vendra 42000 drones militaires d’ici 2023

Qu’il s’agisse du Wing Loong, l’équivalent chinois du Predator américain, ou du Rainbow CH-4, le cousin éloigné du Reaper, on les voit sur tous les théâtres d’opération du moyen-orient. Ces drones armés low-cost ont été repérés en Jordanie pour réaliser des frappes ciblées au Yemen, en Egypte, aux Emirats Arabes Unis, ou encore en Jordanie à proximité de la frontière Syrienne.

Le Rainbow CH-5 chinois reprend les caractéristiques du Reaper américain, avec un prix divisé par trois.

 

Au détriment des drones de combat américains, ils prennent place dans les forces armées de pays africains, du Moyen-orient et en Asie.  Il faut dire qu’ils coûtent bien moins cher pour des performances à peu près similaires. Ainsi, un Wing Loong vaut 1 millions de dollars contre cinq fois plus pour un Predator. Le Reaper coûte 15 millions de dollars, quand son clone Rainbow CH-5 coûte trois fois moins. Difficile de lutter contre une telle différence de budget. Ainsi, selon un article du Wall Street Journal, 42000 drones chinois devraient être vendus d’ici 2023, ce qui générerait un manne financière estimée à plus de 10 milliards de dollars. L’engouement est tel que l’Arabie saoudite vient de signer un accord de coproduction d’une centaine de Rainbow CH-5 avec la Chine.

Low-cost, mais efficaces

Et surtout, ces clones n’ont plus leurs preuves à faire, avec plus de 300 frappes à coup de missiles laser chinois, dans des pays en conflit. Pour le coup, les Etats-Unis voient du plus mauvais oeil ces machines de guerre low-cost. Il faut dire qu’ils se sont fait avoir à leur propre jeu en refusant depuis toujours de commercialiser leurs drones de combat les plus puissants. Jusqu’à maintenant, seuls les britanniques pouvaient bénéficier de Predator et de Reaper armés. Les autres forces, comme la France, ne les emploient que pour la surveillance et le renseignement. Cette stratégie ne devait pas poser de souci, puisque de nombreux pays (45) avaient signé un accord pour assurer la meilleure transparence possible pour les exportations de drones. La Chine n’avait toutefois pas signé ce document. La nature guerrière ayant horreur du vide, les Etats non-signataires se sont tournés vers les chinois pour faire l’acquisition de ces puissants clones de surcroît low-cost, qui se sont d’ailleurs invités sur le dernier salon du Bourget.

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