Le BTP a basculé vers le numérique, transformant méthodes et flux de travail. La combinaison du BIM, de la photogrammétrie et des drones ouvre des possibilités nouvelles pour le chantier.
Ces outils fournissent une modélisation 3D fiable pour le suivi de construction et la gestion de projet. Pour agir efficacement, les points essentiels sont présentés immédiatement après.
A retenir :
- Choix méthode selon végétation et densité urbaine du site
- Livrables adaptés SIG et BIM géoréférencement standard obligatoire
- Capteurs RTK ou LiDAR selon exigence centimétrique du projet
- Flux logiciel optimisé pour gain de temps opérationnel
Après les priorités, méthodes de cartographie 3D pour bâtiments : photogrammétrie et LiDAR
Ce choix dépend d’une combinaison de végétation, d’urbanisme et d’exigences métriques précises. Selon DJI Enterprise, la photogrammétrie reste économique pour textures et orthophotos surtout en zones dégagées.
Photogrammétrie pour façades et toitures, lien direct avec l’évaluation visuelle
La photogrammétrie reconstitue la géométrie à partir d’images recouvrantes et positions GNSS. Selon Pix4Dmapper, le post-traitement peut être accéléré par GPU et points de contrôle GNSS, ce qui réduit les délais.
Ce flux produit des modèles OBJ exploitables en BIM et des orthomosaïques géoréférencées fiables. Les livrables servent ensuite pour la numérisation des façades et le suivi de construction.
Fabricant
Modèle/type
Usage recommandé
Précision
DJI Enterprise
Phantom 4 RTK
Photogrammétrie bâtiment et orthophoto
Centimétrique planimétrie
Delair
Fixed-wing
Grand périmètre, cartographie rapide
Décimétrique à centimétrique selon capteur
Parrot
ANAFI Work
Inspections de façades et toitures
Décimétrique
Géodrones
Systèmes intégrés
Solutions personnalisées pour relevés urbains
Variable selon configuration
Éléments matériels recommandés :
- Caméras RGB haute résolution pour détails de façade
- Systèmes RTK pour précision planimétrique accrue
- Drones multi-rotors pour missions rapprochées complexes
- Points de contrôle GNSS pour vérification
« J’ai réduit les relevés manuels d’un site tertiaire grâce à la photogrammétrie, avec des livrables exploitables en BIM »
Marc D.
La photogrammétrie reste la méthode de référence quand les façades sont accessibles et dégagées. L’examen des capteurs et des intégrateurs éclaire le choix du matériel et des logiciels adaptés.
Ensuite, matériel et logiciels recommandés pour la cartographie par drone et l’intégration BIM
Le matériel conditionne la qualité du nuage de points et la vitesse de post-traitement, ce qui impacte le planning. Selon Airinov, l’intégration RTK réduit les besoins en points de contrôle au sol et accélère la production.
LiDAR pour sites végétalisés et géométrie fine, complément utile à la photogrammétrie
Le LiDAR émet des impulsions laser pour capter des points sous couvert végétal et pentes complexes. Selon YellowScan, le LiDAR est souvent indispensable pour modéliser le sol sous une canopée dense.
La fusion LiDAR et photogrammétrie ajoute textures réalistes aux nuages de points et améliore la restitution patrimoniale. Cette approche aligne géométrie métrique et rendu visuel utile au BIM.
Composant
Option
Atout
Limite
Drone multirotor
DJI Phantom 4 RTK
Agilité et précision locale
Autonomie limitée
VTOL
Delair Wingtra
Grande couverture et endurance
Moins maniable près des obstacles
LiDAR
YellowScan Mapper
Pénétration du couvert végétal
Coût élevé
Intégrateur
Géodrones services
Solutions clés en main
Dépendance au prestataire
Capteurs et plateformes :
- LiDAR embarqué pour pénétration du couvert végétal
- VTOL pour grands périmètres et endurance
- Plateformes hybrides pour combiner vitesse et précision
- Trains d’atterrissage renforcés pour capteurs lourds
« Sur un massif boisé, le LiDAR a révélé des vestiges topographiques invisibles depuis l’image seule »
Sofia B.
Le choix d’un intégrateur facilite la conformité réglementaire et le BVLOS dans les zones contraintes. Ce passage vers les flux d’exploitation prépare l’examen des formats livrables et des workflows logiciels.
Enfin, formats livrables et cas d’usage pour intégration SIG et BIM
Les formats définissent la réutilisation dans les logiciels métier et les SIG, ce qui influence les choix techniques. Selon Autodesk, exporter en IFC ou RCP facilite la collaboration pluridisciplinaire et l’exploitation terrain-bureau.
Formats, exports SIG et intégration BIM, lien direct avec les usages métiers
Les livrables usuels incluent GeoTIFF, MNT/DSM, LAS/LAZ et OBJ/PLY selon l’usage métier. Selon CloudCompare contributors, ces formats facilitent le contrôle qualité et la préparation des exports pour le BIM.
Livrable
Format
Usage métier
Intégration
Orthophoto
GeoTIFF
Cartographie et inspection visuelle
QGIS, SIG
MNT
TIFF/ASC
Calculs de pente et volumes
SIG, CAD
Nuage de points
LAS/LAZ
Modélisation structurelle
ReCap, CloudCompare
Modèle 3D
OBJ/PLY
Visualisation et simulation
BIM, logiciels 3D
Formats et exports :
- GeoTIFF pour orthophotos géoréférencées et cartographie
- LAS/LAZ pour nuages de points compressés et modélisation
- IFC/RCP pour intégration directe dans Revit et plateaux BIM
- MNT/DSM pour calculs volumétriques et études de pente
« La fourniture d’un pack complet a transformé la prise de décision pour le maître d’ouvrage, avec délais réduits et données exploitables »
Aude M.
Cas d’usage : suivi chantier, patrimoine, urbanisme et gestion forestière, illustration métier
Chaque usage impose des choix techniques précis pour optimiser coûts et qualité des données. Le suivi de chantier exige orthophotos fréquentes et nuages de points pour comparer la modélisation 3D prévue et l’état réel.
Usages métiers principaux :
- Suivi chantier pour comparaison maquette versus état réalisé
- Patrimoine pour restitution texturée et restitution métrique
- Urbanisme pour orthophotos et MNT à jour
- Gestion forestière pour cartographie sous couvert végétal
« Pour un projet municipal, l’intégration par un prestataire local a réduit les délais administratifs et assuré la conformité opérationnelle »
Lucas P.