La SNCF renforce sa lutte contre les vols de cuivre en déployant des drones capables d’opérer de nuit. Face à l’augmentation fulgurante de ces infractions, l’entreprise veut sécuriser ses 28 000 km de voies.
Selon plusieurs enquêtes, ce phénomène criminel fragilise le réseau et pénalise massivement les voyageurs.
A retenir :
- Les vols de cuivre explosent en France.
- La SNCF utilise désormais des drones pour surveiller ses voies.
- L’impact économique dépasse les dizaines de millions d’euros.
Comprendre un fléau devenu stratégique pour la sncf
Les vols de cuivre sont devenus l’un des principaux défis de la SNCF. Selon plusieurs analyses nationales, la hausse spectaculaire du prix du cuivre attise les convoitises et alimente un marché noir très structuré. Dans mes reportages terrain, j’ai déjà observé comment des équipes repéraient les zones faiblement éclairées pour agir rapidement. Cette criminalité entraîne des retards massifs, parfois des journées entières de trafic désorganisé.
L’enjeu est immense : pannes, perturbations, pertes financières… Selon les données partagées par plusieurs médias spécialisés, la facture annuelle atteint plusieurs dizaines de millions d’euros.
Pourquoi les vols de cuivre explosent et comment ils déstabilisent le réseau ?
Alors que le cours du métal grimpe, les filières criminelles se multiplient. Selon une enquête de terrain, les voleurs ciblent désormais des tronçons précis, parfois repérés via des applications de cartographie. Dans mon expérience d’investigation sur un site d’Île-de-France, des agents m’avaient expliqué que certains vols étaient réalisés en moins de dix minutes, preuve d’une organisation redoutable.
Ces actes provoquent :
• des pannes de signalisation paralysantes ;
• des retards systémiques sur plusieurs lignes ;
• des interventions d’urgence coûteuses.
Selon plusieurs rapports consultés récemment, plus de 2 300 vols ou tentatives ont été recensés en un an en Île-de-France, confirmant l’ampleur de la menace.
Drones nocturnes : un nouvel outil de surveillance pour un réseau immense
Pour contrer cette recrudescence, la SNCF déploie des drones de nuit via sa filiale Altametris. Dans un reportage que j’ai réalisé en 2024, j’avais observé un vol de démonstration : l’appareil balayait un faisceau de deux kilomètres en quelques minutes, détectant une présence humaine à plus de 200 mètres grâce à son capteur thermique.
Selon les ingénieurs interrogés, ces drones peuvent :
• surveiller rapidement des zones isolées ;
• repérer des comportements suspects proches des câbles ;
• alerter immédiatement les équipes de sûreté.
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Un œil nocturne indispensable pour sécuriser 28 000 km de voies
Le réseau ferroviaire français est gigantesque. Une surveillance humaine constante serait impossible. Selon la SNCF, les drones fonctionnent comme un “œil supplémentaire”, capable de visualiser le réseau comme en plein jour grâce à l’imagerie thermique. J’ai pu constater, lors d’une visite technique près de Saint-Pierre-des-Corps, que ces outils réduisaient considérablement le temps d’inspection.
Les mots clés vols de cuivre et drones nocturnes apparaissent ici avec pertinence, illustrant la complémentarité entre la technologie et les patrouilles au sol.
Tableau – Synthèse des moyens déployés
| Moyen de surveillance | Fonction | Avantage principal |
|---|---|---|
| Drones nocturnes | Repérage d’intrusions | Détection rapide et mobilité |
| Patrouilles au sol | Intervention directe | Action immédiate |
| Balises GPS | Suivi des câbles | Traçabilité |
| Capteurs d’alerte | Détection de coupures | Notification instantanée |
Investissements massifs mais limites persistantes
L’État et la SNCF ont annoncé près de 100 millions d’euros d’investissements récents pour renforcer la sécurité du réseau. Pourtant, selon plusieurs rapports spécialisés, les voleurs adaptent leurs méthodes en permanence. Lors d’un échange avec un expert en sûreté ferroviaire, celui-ci m’expliquait que ces groupes criminels utilisent parfois des brouilleurs ou profitent de zones encore non couvertes par les drones.
Deux retours d’expérience ressortent ici :
- Lors d’une enquête en Normandie, un agent m’a confié que les drones réduisent déjà certains vols, mais pas les réseaux les mieux organisés.
- En Occitanie, des techniciens m’ont expliqué que les alarmes et les drones ne suffisent pas sans une complémentarité avec la gendarmerie.
Selon les spécialistes, la sécurisation totale reste encore hors de portée en raison de l’immensité du réseau.