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L’armée de l’air fait le point sur son arsenal de drones MALE

À l’occasion du point presse du ministère des armées, le lieutenant-colonel Tanguy Benzaquen, commandant l’escadron 1/33 Belfort de Cognac, est venu présenter les drones Reaper de l’armée de l’air,
dont un exemplaire sera pour la première fois cette année intégré au dispositif de sécurisation des cérémonies du 14 juillet.

En 2013, la France a décidé d’acquérir auprès des États-Unis es Drones MQ-9 Reaper de l’industriel General Atomics. La raison ? Il était urgent de répondre aux besoins opérationnels en drones de surveillance au Sahel. Par ailleurs, aucune solution européenne adaptée existait alors.

La France dispose donc aujourd’hui de deux systèmes de drones Moyenne altitude longue endurance (MALE). Ces systèmes sont composés chacun de trois drones et deux cockpits. Ils sont exploités par l’escadron 1/33 Belfort de l’armée de l’air basé à Cognac.

Leur endurance, permet d’offrir une surveillance aérienne locale permanente. Ils assurent également des
missions de renseignement, surveillance, reconnaissance d’identification et désignation d’objectifs. Ils sont capables d’opèrent à grande distance sur de très longues durées en transmettant en temps réel les données recueillies au centre de commandement.

Aujourd’hui, cinq des six drones Reaper français sont déployés au Sahel depuis la base de Niamey,
au Niger. Ces drones sont de plus en plus utilisés par les forces conventionnelles et les forces spéciales.

Le dernier exemplaire du deuxième système évoluera pour sécurisé les cérémonies du 14 juillet à Paris. Il a été livré sur la base aérienne de Cognac à des fins d’entrainement. Il a effectué son premier
vol sur le territoire français le 4 juillet dernier. Depuis Cognac, ce drone Reaper peut rejoindre n’importe quel point du territoire français en moins de 2h30.

Vers un drone MALE européen

Dans l’avenir, plutôt que de compter sur l’industrie américaine, la France souhaiterait un remplaçant de fabrication européenne. C’est pourquoi l’Etat participe actuellement au projet MALE RPAS
(Medium Altitude Long Endurance, Remotely Piloted Aircraft
System). Son objectif consiste à élaborer un modèle de drone MALE aux côtés de l’Allemagne, de l’Espagne et de l’Italie.

Actuellement, en plus des drones MALE, deux autres types d’appareils sont exploités. Les drones tactiques, ou SDTI (Système de drones tactiques intérimaires), sont employés par l’armée de terre en appui direct d’opérations aéroterrestres et aéromaritimes, pour des missions de guidage de tir d’artillerie, ou de reconnaissance et de surveillance. Le modèle Sperwer de l’industriel Sagem actuellement en service sera remplacé d’ici 2019 par le Patroller de Safran. Les SDTI sont déployés en République centrafricaine auprès de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA). Par ailleurs la marine nationale a expérimenté un drone de type similaire à voilure tournante, le Camcopter S100 de Schiebel, déployé pour essais sur le patrouilleur L’Adroit. Celui-ci débute à présent des essais sur le bâtiment de projection et de commandement
Dixmude.
Enfin les minidrones, ou Drones de reconnaissance au contact (DRAC), sont capables de déceler et localiser en temps réel une présence ennemie. Ils sont déployés par l’armée de terre au profit des forces engagées. Le DRAC d’Airbus Defence and Space sera remplacé à horizon 2019 par le Spyranger de Thales, que nous avons vu sur le stand du salon du Bourget 2017.

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