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Le drone du futur pourra voler et plonger en mer comme un pélican

L’avenir est aux sous-marins volants ! C’est en tout cas ce que laissent supposer les dernières recherches menées par la marine américaine. Les scientifiques du Naval Research Laboratory de Washington DC (Etats-Unis) planchent, en effet, sur des drones aussi à l’aise dans les airs que sur l’eau. Selon Dan Edwards, l’un des chercheurs, globalement, dans leur conception aérodynamique, un sous-marin et un avion sont assez similaires. Tous les deux sont capables de glisser de façon efficace dans un fluide. Pour le premier, il s’agit de l’eau et pour le second, de l’air. Alors pourquoi ne pas marier les deux? L’appareil bénéficierait alors de la rapidité de l’un dans les air pour arriver rapidement à l’endroit voulu en mer.

Un plongeon dans l’eau pour ne pas endommager le drone

Le projet de la marine américaine porte le nom de Flying Sea Glider, autrement dit : « planeur de mer volant ». Il prend comme base le drone sous-marin Flimmer. Une version de test en modèle réduit a déjà pris son envol avec succès il y a peu. Le prochain prototype pèsera environ 30 kilos. Son objectif sera de voler plus de 150 kilomètres, pour ensuite plonger et se transformer en sous-marin. Hé oui! Car pour ne pas endommager le drone, la solution la plus efficace, reste le plongeon en piqué. L’appareil reprend alors la méthode naturelle de pêche pratiquée par les pélicans.

Le plongeon du drone pour passer en mode sous-marin.

 

Dans cette affaire, le gros souci, reste celui de la conception même d’un sous-marin et d’un aéronef. Ce dernier doit être allégé au maximum et sa carlingue doit être la plus fine possible. Pour le sous-marin, c’est le contraire. La coque doit être épaisse et l’intérieur doit être suffisamment lesté.

Ce sous-marin volant doit donc adopter ces considérations antagonistes. Quand il pénètre dans l’eau, le fuselage et les ailes, se remplissent d’eau jusqu’à ce que l’appareil soit assez lesté pour pouvoir atteindre une profondeur allant jusqu’à 200 mètres. A l’issue de sa mission sous-marin, le drone ne reprend cependant pas les airs, il remonte à la surface pour être récupéré par une bateau.

Ce genre d’innovation permettrait d’acheminer rapidement un drone sur la zone de crash d’un avion en mer, ou dans le cas d’une marée noire. Il pourrait aussi être exploité pour détecter des mines.

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